Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
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Communiqué de presse
Après 20 jours de course éprouvants et 7 350 kilomètres parcourus, le Pékin-Paris Motor Challenge 2025 a atteint sa mi-course. 52 équipages intrépides ont traversé le redoutable désert kazakh pour rejoindre l’Azerbaïdjan, par ferry et par avion, en franchissant la mer Caspienne.
Cette étape est considérée comme la plus difficile du rallye le plus exigeant au monde pour véhicules anciens. Pendant trois jours, les participants ont enduré une chaleur accablante de 48 °C, des tempêtes de poussière, des averses soudaines et une solitude extrême. Sur un terrain traître, sans aucune civilisation en vue, la navigation, la mécanique et la résistance physique ont été mises à rude épreuve.
Les leaders résistent – les poursuivants fléchissent
Le duo argentin Jorge et Cristobal Perez Companc, au volant d’une Chevrolet Master Coupé de 1939, a conservé son sang-froid et accru son avance grâce à une performance impeccable dans les sections chronométrées du Kazakhstan.
À l’inverse, les Britanniques Brian Scowcroft et Mark Gilmour ont été frappés par une panne moteur – probablement un piston cassé – qui les a fait chuter de la 2e à la 5e place au classement général. Ils espèrent repartir avec un moteur de rechange à Bakou.
Dans la catégorie Classic, le duo franco-néerlandais Harold Goddijn et Corinne Vigreux a repris la tête à bord de leur Porsche 911, devant les Australiens John Henderson et Lui MacLennan (Volvo 144). Les Britanniques Brian Palmer et David Bell (Peugeot 504 Coupé) retrouvent le podium. Quant aux anciens leaders Gerd Bühler et Laurenz Feierabend (DE), ils tombent à la 4e place après avoir écopé de 2 minutes 30 de pénalité.
Défaillances, entraide et survie
Les pannes ont été nombreuses. La mythique LaFrance de 1917 a opté pour une longue route au nord afin d’éviter le désert. Une Fiat 500 est arrivée à Aktau sur une dépanneuse. Les Américains Ryan et Isaiah Salter, dans leur Datsun 240Z zébrée, ont réussi à rejoindre le groupe après une panne à la frontière sino-kazakhe – accueillis chaleureusement par les autres concurrents.
Un moment marquant de solidarité : lorsque le refroidisseur d’huile de la Porsche de Vigreux a cassé, c’est son rival direct Feierabend qui s’est glissé sous la voiture pour l’aider – une belle démonstration d’esprit du rallye.
Péripéties mécaniques et drames dans la poussière
Les défis mécaniques n’ont pas manqué. Les pilotes ont affronté des pistes traîtresses, des ornières profondes, des virages en dévers et des terrains sablonneux. Problèmes d’accélérateur, fusibles grillés, joints de culasse cassés, suspensions brisées – la liste est longue. Les Salter ont cassé un amortisseur ; les Suisses Merlino ont de nouveau endommagé la suspension de leur Volvo PV544.
Même les plus expérimentés, comme Tomas de Vargas Machuca, président de HERO-ERA, ont souffert. Seul à bord de sa Bentley de 1926, il a affronté les tempêtes de poussière et les nids-de-poule sans assistance – et s’est récompensé par un plongeon dans la mer Caspienne. Tellement relaxant qu’il a failli rater son vol pour Bakou !
Direction l’Europe – mais le répit sera de courte durée
Après l’épreuve kazakhe et la traversée de la mer Caspienne, les équipes profitent d’un court repos en Azerbaïdjan avant que les voitures n’arrivent par ferry. Ensuite débutera la dernière partie du rallye – potentiellement la plus difficile – à travers la Géorgie, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse et enfin la France.
L’organisation prévient : « C’est seulement maintenant que les équipages peuvent penser à la ligne d’arrivée – mais attention, les derniers kilomètres réservent encore bien des pièges. »
Le Pékin-Paris Motor Challenge continue d’écrire une histoire hors du commun, mêlant aventure, courage et passion mécanique. Suivez-nous pour la suite de ce périple unique jusqu’à Paris.
Photos : Will Broadhead Photography et Ian Skelton Photography