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De Paris à Calcutta et retour

Les voitures construites par Jacques Durand sont un peu comme des joyaux cachés en dehors de leur France natale. Elles ont vu le jour à une époque où n'importe quel constructeur automobile optimiste pouvait simplement se lancer dans le garage de ses parents ou dans une remise voisine. C'est ce qu'a fait Durand, qui a produit, entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, un certain nombre de voitures de sport spécialisées, peu nombreuses mais merveilleuses.

 

Il a commencé avec l'Atla à ailes de mouette et à moteur Renault 4CV, mais il y a eu aussi le joli cabriolet Sera à moteur Panhard et le coupé Arista encore plus joli, la Jidé basse et à moteur arrière, à moteur Renault R8, et la Scora ultra-sportive et à moteur Gordini. L'automobile la plus connue de Durand est probablement le coupé deux plus deux conçu et construit sous la bannière Sovam (Société des Véhicules André Morin) en coopération avec le constructeur de véhicules utilitaires André Morin. Cette voiture a d'abord été construite autour du modeste moteur Renault 4L de 845 cm3 lorsqu'elle a été dévoilée à Paris en 1965, mais elle a reçu rapidement des moteurs Gordini de 1100 et 1300 cm3. Le modèle a été baptisé Sovam Voiture de Sport (VdS) et sa carrosserie en fibre de verre aux formes étranges présentait le pare-brise de la Floride de Renault positionné à l'envers.

 

Pour attirer l'attention sur la voiture, le constructeur a imaginé un coup marketing brillant en 1966. Il a fait préparer une voiture pour un aller-retour Paris-Calcutta avec deux jolies femmes blondes au volant. Il s'agissait d'un modèle 850 standard de 45 ch avec boîte de vitesses à trois rapports, dont les principales modifications concernaient la suspension. Les conductrices étaient Maïté Patoux et Chantal Bernard. Patoux a été citée il y a plusieurs années: "Ce défi m'intéressait. J'aime les voitures, j'aime l'aventure et j'étais payée pour cela. En plus, j'allais pouvoir aller en Afghanistan et espérer y voir les fameux chiens afghans. C'était fou, certes, mais c'était l'occasion d'une vie". Le voyage n'a pas dû être de tout repos, avec des températures atteignant 50 degrés Celsius (122 degrés Fahrenheit) en Inde, la menace de la guerre dans le nord de l'Afghanistan et pas moins de 24 crevaisons signalées en une seule journée en Iran! Mais les filles ont fait l'aller-retour en 70 jours, juste à temps pour le Salon de l'automobile de Paris d'octobre 1966. Quel voyage cela a dû être!

 

Sovam a vendu moins de 150 de ses coupés, ce qui laisse supposer que le succès n'a pas été au rendez-vous, mais la voiture Calcutta a survécu dans les mains du président du Club Sovam et a été réunie avec Maïté dans les années 2000.

 

Paroles: Jeroen Booij; photos: deRivaz & Ives

 

Publié:
jeudi août 31st, 2023
Jaco Dijkshoorn
10 Septembre 2023, 08:55
I remember a white Sovam driving through Maassluis in the Netherlands. The office of Motim was there. It was driven by a gray hired lady who run the company. The showroom was at Motorhome Henk Vink in Maasland.
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Fons Alkemade
05 Septembre 2023, 01:42
Passenger car production may have been limited at Sovam, but the firm was able to survive because it also built other products such as moving market stalls and moving stairs for aircraft. A very small percentage of car production ended up in the Netherlands. I once wrote about this because I know one of the people who bought a Sovam from importer Motim in the late 1960s. His car unfortunately caught fire one bad day, turning part of the bodywork into a tangle of wires. Nevertheless, this Sovam was later made drivable again.
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