Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Au début de l’après-guerre, on assista à un véritable essor des voitures « break », car les carrosseries en bois, aux formes anguleuses, constituaient une solution pratique à une époque où l’acier était strictement rationné. Les grands constructeurs comme les petits carrossiers se lancèrent sur ce marché, mais tous ne connurent pas le succès. Alors qu’Austin bénéficiait d’un contrat avec Papworth Industries pour des carrosseries en bois jusque dans les années 1950, la tentative de Standard de commercialiser une version break de sa petite Eight s’arrêta après seulement 15 à 20 exemplaires produits, et le modèle ne fut jamais intégré au catalogue.
Standard semblait suffisamment confiant dans la Eight telle qu’elle existait. Présentée en 1938 sous le nom de Flying Eight et relancée après la guerre, la berline de base se vendait très bien pour l’époque, car peu d’acheteurs avaient les moyens de s’offrir une voiture de plus de 8 ou 10 hp. Parmi les versions break, une seule est aujourd’hui connue comme survivante. Livrée neuve en 1947 à une demoiselle issue d’une famille agricole du Leicestershire, elle conserva la voiture jusqu’à son décès en 1966. Après une période de négligence, elle fut sauvée en 1980 par un passionné local, qui lui offrit une restauration particulièrement respectueuse et l’a utilisée régulièrement depuis.
Zack Stiling prend le seul exemplaire survivant pour un essai et découvre une voiture parfaitement adaptée à son époque comme à son environnement. Pour lire l’intégralité de l’article, rendez-vous dans le numéro de décembre de The Automobile, actuellement en vente.
Texte de Zack Stiling ; photographies de Reverendpixel