Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Le magazine et marché mondial pour les passionnés de voitures classiques, par des passionnés.
Onze ans après le lancement de la Chrysler 300 – alors la voiture de série la plus rapide et la plus puissante du pays de toutes les opportunités – la marque présentait une véritable attraction pour les salons automobiles : l’extraordinaire 300-X. Ce concept-car futuriste n’avait pas de serrures. Pour entrer, il fallait insérer une carte perforée personnelle et codée dans une fente, ce qui déclenchait l’ouverture automatique de la porte.
À l’intérieur, les sièges avant pouvaient pivoter, celui du passager pouvant même faire un demi-tour complet à 180 degrés. Quand la conversation ou le paysage devenait monotone pendant le trajet, le passager pouvait appuyer sur un bouton pour lancer un programme sur un écran de télévision, ajustable grâce à un rail monorail. La télévision remplaçait aussi le rétroviseur intérieur : une lentille captait la route via une ouverture au-dessus du pare-chocs arrière, et projetait l’image sur un petit écran intégré au tableau de bord.
Dans cette Chrysler unique en son genre – construite sur la base du cabriolet 300 standard – il n’y avait pas de volant traditionnel. La 300-X utilisait un système de double levier pour la direction, et le démarrage se faisait lui aussi à l’aide de la carte perforée, remplaçant la clé de contact.
Parmi les autres gadgets novateurs : des cendriers auto-vidants (grâce à une pompe aspirant les mégots), une horloge parlante, et même un téléphone de voiture – bien pratique si vous aviez oublié votre carte.
Photo de Frank van der Heul